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indusmakers décrypte la Blockchain

par | Mai 6, 2021 | Décryptage, induspartners, Innovations, Interviews | 0 commentaires

La Blockchain est apparue pour la première fois en 2009 comme technologie centrale du fameux Bitcoin.

Le Bitcoin est une cryptomonnaie, c’est-à-dire une monnaie numérique utilisée sur Internet, indépendante des réseaux bancaires et liée à un système de cryptage.

Initié par le mystérieux Satoshi Nakamoto, le Bitcoin est célèbre pour ses impressionnantes envolées : évaluée à 0,001€ en 2009, il a atteint 53000 euros en avril 2021.

Une célèbre transaction bitcoin dans le monde réel a eu lieu en mai 2010 lors du “Pizza Day” : 2 pizzas ont été vendues à 10 000 bitcoins… soit l’équivalent de 530 millions d’euros en mars 2021 !

Le bitcoin se retrouve même dans dans le monde de l’art, où la première œuvre virtuelle s’est vendue en mars 2021 pour l’équivalent de 69 millions de dollars.

| Le Bitcoin est une cryptomonnaie basée sur une technologie, la Blockchain.

La Blockchain est essentiellement une nouvelle manière d’échanger de la valeur entre pairs (‘peer-to-peer’) sans passer par un intermédiaire central.

 

L’échange de valeur digitale

Exemple: Aujourd’hui, lorsqu’un consommateur veut acheter un album produit par un artiste, il passe par une plateforme. Elle lui permet d’accéder au contenu contre un paiement, après avoir pris une commission (souvent conséquente), puis reverse une partie de la somme collectée au producteur à l’autre bout de la chaîne.

La plateforme garantit légalement la transaction :

  • elle la rend possible
  • elle l’enregistre dans une base de données
  • elle assure la sécurité de sa base de données et toutes les informations qui y sont stockées

 

La Blockchain, outil de désintermédiation

La Blockchain est une technologie capable de rendre une grande partie des services proposés par une plateforme, sans avoir besoin de passer par un intermédiaire central de contrôle. 

Cette solution technique garantit en toute confiance une transaction entre des producteurs de contenu et les consommateurs, contre un coût de transaction.

Le consommateur est en relation directe avec le producteur, via une application dont l’interface peut ressembler à celle d’une plateforme classique. C’est un protocole informatique qui garantit la transaction (le protocole de la Blockchain), et non pas une entreprise intermédiaire.

Ce protocole informatique 

  • vérifie que la transaction est valide, c’est-à-dire qu’elle respecte les conditions édictées par le producteur et que le consommateur peut l’honorer,
  • inscrit chaque transaction dans un registre, c’est-à-dire une base de données partagée lisible par tous les utilisateurs de la Blockchain (dans le cas des bockchains publiques).  

Exemple de transaction de la Blockchain, visible par tous sur blockchain.com

Ce registre partagé est la clé de voûte de la confiance apportée par cette technologie : en effet, il est copié, et maintenu toujours synchronisé, entre un grand nombre d’ordinateurs (ceux des membres d’une même communauté Blockchain). Toute tentative de modification (malveillance, piratage) implique de réussir à modifier, en même temps, et sur un très grand nombre d’ordinateurs, chacune de ses copies ! 

 

Les ‘mineurs’ de la Blockchain

Le protocole informatique d’une communauté Blockchain est exécuté au même moment sur de nombreux ordinateurs de cette même communauté : ils sont appelés les ‘mineurs’.

Ce sont des ordinateurs puissants capables de faire des calculs complexes, au cœur du fonctionnement et de la sécurité du protocole. Ils font tourner la blockchain : ce sont eux qui mettent à jour le registre.

  • Ils reçoivent en temps réel chacune des transactions envoyées au réseau.
  • Ils les vérifient l’une après l’autre : ils s’assurent que le montant envoyé est bien disponible chez l’émetteur par exemple. 
  • Ils empilent les transactions validées dans des paquets, ou blocs.
  • Ils écrivent ce nouveau bloc de transactions dans le registre.

Les blocs sont alors superposés les uns aux autres, pour former une chaîne croissante- d’où le nom Blockchain. 

La sécurité d’une blockchain repose largement sur la cryptographie (d’où le nom de cryptomonnaie), le consensus (le choix sur le bloc nouveau bloc valide à ajouter à la chaîne), et la communauté qui l’exécute. 

Les mathématiques sur lesquelles sont basées la blockchain permettent d’assurer qu’à partir d’une masse suffisante d’acteurs, aucun bloc ne peut théoriquement être effacé (pour une question de puissance de calcul, et d’énergie – de temps à mobiliser).

Les mineurs sont rémunérés avec les coûts de transaction payés par le consommateur. Ils sont également récompensés lorsqu’ils créent un nouveau bloc de la Blockchain, notamment par des crypto-monnaies (comme dans le cas du bitcoin : le mineur reçoit une certaine quantité de bitcoin pour son travail. D’où son nom : un mineur, qui extrait du bitcoin)

Une communauté Blockchain fonctionne donc sur la base :

  • D’utilisateurs (acheteurs et vendeurs)
  • De mineurs
  • De règles du jeu traduites dans un protocole informatique

 

La Blockchain pour la traçabilité logistique

La confiance, au coeur de la logistique

Les chaînes d’approvisionnement (supply chains) font intervenir de nombreux acteurs (transporteurs, fournisseurs, distributeurs, etc.) et sont souvent très complexes. La confiance entre tous ces acteurs est donc essentielle au bon fonctionnement de toute la chaîne d’approvisionnement. La fraude constitue un problème récurrent dans la supply chain. Selon une étude PwC, en 2016, la fraude dans la supply chain dans le seul secteur de l’agroalimentaire s’élevait à 40 milliards de dollars par an. La supply chain doit donc assurer une traçabilité exemplaire, tout en étant flexible et efficace dans ses process de vérification ainsi que ses contrats. La supply chain est également au premier plan dans la garantie des normes sanitaires et douanières… 

La Blockchain est par nature une technologie extrêmement pertinente pour ces problématiques. De nombreux projets exploratoires sont en cours chez les acteurs de la supply chain.  

 

Renforcer la confiance

Tout d’abord, elle peut renforcer la confiance, notamment dans le cas d’une Blockchain dite “publique”, c’est-à-dire accessible à tout le monde.

Grâce au registre décentralisé de la blockchain, il devient possible pour tous les acteurs (consommateurs, douaniers, distributeurs et même concurrents) de vérifier l’origine et la conformité aux normes des matières premières d’un produit par exemple- si ces donnés ont été enregistrées dans la Blockchain bien sûr ! 

 

Economiser du temps et de l’argent

Elle peut également représenter des économies de temps et d’argent. Les formulaires, les contrats, les certificats, peuvent être numérisés et sécurisés dans la blockchain, réduisant les erreurs, les retards, et donc le temps perdu sur toute la chaîne d’approvisionnement. Des actions qui sont manuelles aujourd’hui (comme les facturations, les validations, etc.) peuvent également être automatisées via des contrats intelligents (smart contracts) : des programmes qui s’exécutent sur une blockchain, et automatisent des transactions, inscrites ensuite dans le registre. 

Arvind Krishna, CEO d’IBM, estime par exemple que l’usage de la blockchain pour le transport maritime pourrait en réduire les coûts de 20% ! Par contre, la blockchain ne sait pas dépanner les navires géants coincés…  

 

Et bien d’autres opportunités encore

En couplant la blockchain avec la technologie des objets connectés, on peut également suivre la température d’un produit médical ou agroalimentaire en temps réel sur tout son trajet, et en garder la trace dans un registre sécurisé et partagé.

La Blockchain, une technologie très prometteuse, est donc actuellement largement testée dans de nombreuses industries et secteurs économiques.

 

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